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transactions courantes

Dimanche 13 février 7 13 /02 /Fév 16:05

La balance des transactions courantes retrouve presque son plus bas de 2008, à -40 milliards d'euros sur un an :

Transactions-Courantes-dec10.PNG

 

La balance des transactions courantes représente les flux d'argents qui rentrent et sortent du pays. On la subdivise en quatre aggregats : transactions de biens (i.e. commerce exterieur), transactions de services, revenus, et transferts courants.

 

La balance du commerce extérieur est à -55 milliards d'euros sur un an, avec un secteur industriel sinistré :

biens-dec10.PNG

 

Les transactions de services ne sont plus aussi bien portantes que par le passé, avec un excédent en baisse à +11,5 milliards d'euros sur un an :

services-dec10.PNG

 

Les revenus extérieurs se redressent (+29,3 milliards d'euros). Alors que certains pays renouent avec la croissance, les investisseurs en profitent :

revenus-dec10.PNG

 

Enfin, l'argent continue de sortir du pays, avec -26 milliards d'euros sur un an pour la balance des transferts courants :

transferts-dec10.PNG

 

 

Le maintien d'une balance des transactions courantes déficitaire sur le long terme n'est pas une bonne chose. Cela signifie qu'on doit toujours plus d'argent à l'étranger, et qu'on en devient donc de plus en plus dépendant. C'est toute la différence entre l'Espagne et le Japon. Avec un taux d'endettement incroyablement haut, l'état japonais n'a aucun mal à se financer, car les devises rentrent en masse dans le pays. Au contraire, avec un faible niveau d'endettement (relatif), l'Espagne doit emprunter à l'exterieur à des taux prohibitifs car sa balance des transactions courantes est catastrophique.

 

Balance des transactions courantes (2008):

comparaison2008

 

On le voit, il est important que l'état Français surveille de prêt l'évolution de cet indicateur, et travaille sur ses faiblesses (les biens, donc l'industrie), pour ne pas se retrouver un jour un pays en faillite.

Par Fabien Pot - Publié dans : transactions courantes
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Samedi 16 octobre 6 16 /10 /Oct 16:32

La balance des transactions courantes s'est stablisée depuis le début de la crise, avec un déficit autour de 35 milliards d'euros par an :

Transactions-Courantes-aout10.PNG

 

Voyons ensuite le détail des quatre composantes de cette statistique :

 

1) Après une petite amélioration pendant la crise, la balance des transactions de biens (commerce extérieur) se dégrade à nouveau, autour de 51 milliards d'euros de déficit par an :

biens-aout10.PNG

 

2) A l'inverse, la balances des services s'améliore légérement (+13 milliards d'euros):

services-aout10.PNG

 

3) Le flux des transferts d'argent continue d'augmenter vers l'étranger (solde de -26 milliards d'euros) :

transferts-aout10.PNG

 

4) Avec la reprise, souvent plus forte à l'étranger que chez nous, les revenus des investissements extérieurs augmentent (solde positif de 27,7 milliards d'euros) :

revenus-aout10.PNG

 

Cette mise à jour d'août ne dresse pas un portrait fondamentalement nouveau de la France : nous sommes un fournisseur de services (tendance stable), et notre population vieillisante a su investir à l'étranger pour en tirer des revenus (tendance à la hausse). Mais ces deux flux positifs ne compensent pas un déficit de production de plus en plus abysal, et une fuite du capital en augmentation continue.

Par Fabien Pot - Publié dans : transactions courantes
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Jeudi 1 juillet 4 01 /07 /Juil 22:03

Il est courant de parler de la balance du commerce exterieur. On comprend assez bien le concept : si on vend plus de biens aux pays étrangers que l'on leur en achète (en valeur), alors on s'enrichie. A l'opposé, si on leur achète plus de biens que l'on leur en vend, on s'appauvrie.

 

Il existe cependant d'autres flux d'échanges de richesses, et c'est ce qu'essaie de prendre en compte la balance des transactions courantes. La nomenclature de la Banque de France distingue quatre types d'échanges :

  • Les échanges de biens : tous les biens fabriqués en France et vendus à l'étranger, et vice-et-versa. On retrouve là notre balance commerciale.
  • Les échanges de services : "En France, on a pas de pétrole, mais on a des idées". Il s'agit des prestations en informatique, en construction, en assurance, transport, frais financiers .. Toute activité intellectuelle ou manuelle, rémunérée à une société francaise au bénéfice d'une société à l'étranger (et vice-et-versa) Cela inclue également les revenus de brevets.
  • Les échanges de revenus : salaires des salariés transfrontaliers, mais surtout revenus du capital investi à l'étranger (dividendes, coupons obligataires).
  • Les transferts : l'argent transféré à l'étranger sans contrepartie évidente. Les dons, l'aide internationale, mais aussi les transferts d'argent  de salariés immigrés vers leur pays d'origine.

Examinons maintenant l'évolution de ces différentes balances dans le temps.

 

On commence par la balance des échanges de biens :

biens-avr10.PNG

 

On entend parler des délocalisations depuis tellement longtemps qu'on est convaincu que la France importe plus qu'elle n'exporte depuis des lustres. Pourtant, c'est seulement en 2005 que la balance des échanges de biens s'est installée dans le rouge.

 

services-avr10.PNG

La France subit une érosion de sa balance des services depuis son plus haut de 2001, mais celle-ci reste encore largement positive.

 

revenus-avr10.PNG

La tendance est à la hausse en ce qui concerne les revenus du capital, malgré une baisse en 2009. Il semble que les français investissent de plus en plus à l'étranger (ou les étrangers de moins en moins en France !).

 

transferts-avr10.PNGLa balance des transferts se dégrade de manière continuelle depuis les années 90. Je ne pense pas que la générosité publique et privée, ni celle des travailleurs immigrés envers leurs familles, puissent expliquer ce phénomène. Je pense que c'est plutôt le pendant du solde de la balance des revenus : l'argent est investi hors de France.

 

Voici  l'indicateur qui aggrège ces quatre balances :

Transactions-Courantes-avr10.PNG

Jusqu'en 2005, la France s'enrichit au contact avec l'étranger. Au contraire depuis 2005, il y a plus d'argent qui quitte le pays qu'il n'en rentre. Les revenus du capital, et ceux des services, ne suffisent plus à compenser le déficit du commerce et le flux d'argent qui fuit le pays.

 

Pour donner un ordre de grandeur, les 40 milliards d'euros de déficit de la balance des transactions courantes représentent 2,2% du PIB, on reste donc dans des proportions soutenables.

 

En conclusion, voici une comparaison internationale de 2008 (données Banque Mondiale) :

 

comparaison2008.PNG

Par Fabien Pot - Publié dans : transactions courantes
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