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Vendredi 12 mars 5 12 /03 /Mars 21:16
Les taux des emprunts d'état restent bas en février 2010, à 3.52% pour la France :
tauxFev2010.PNG
Les tensions restent faibles sur les taux des pays de la zone euro, ce qui indique à la fois une relative confiance en la capacité de ces pays à honorer leurs engagements, mais aussi un relatif pessimisme quant à la reprise en cours.

Le spread de taux vis à vis de l'Allemagne a continué à s'accroître en février pour l'Espagne, et bien sûr pour la Grêce :
spreadFev2010.PNG
Pour le cas de la Grêce, la situation semblait se stabiliser début mars, avec un spread de crédit en baisse. La menace planne desormais sur les poids lourds européens : Fitch menace de dégrader l'Espagne, le Royaumes-Unis et ... la France. La conséquence serait un rencherissement du coût de la dette, ce dont on se passerait volontiers.
Par Fabien Pot - Publié dans : taux
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Mercredi 13 janvier 3 13 /01 /Jan 20:55
Les taux des emprunts d'état sont orientés à la baisse en décembre :

tauxDec09.PNG
Une baisse des taux permet aux états d'emprunter moins cher, et donc de diminuer la charge de la dette, avec le danger d'en abuser, comme le Japon qui a poussé son endettement public à 200% du PIB.

En général, une hausse des taux indique une anticipation des acteurs économiques positive, tandis qu'une baisse indique une anticipation négative. On le voit sur le graphe, les taux ont plongé entre juin 2008 et mars 2009, avant de se reprendre de mars à juin. Ils sont à nouveau en baisse depuis, ce qui ne coïncide pas avec l'anticipation d'une reprise forte (mais on s'en doutait un petit peu ...).

Les spreads de crédits sont encore très élévés, et se tendent pour l'Espagne et surtout pour la Grêce, suite à la baisse de la note de cette dernière :

tauxSpreadDec09.PNG
Le spread de crédit de la France vis-à-vis de l'Allemagne reste stable, à 34 BP. C'est positif car cela indique que les investisseurs continuent de voir dans notre un pays un débiteur crédible, mais notre AAA ne vaut pas la signature allemande. Il ne faudrait pas que l'état français gâche ce capital confiance en laissant filer les déficits au-delà de 2010.
Par Fabien Pot - Publié dans : taux
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Samedi 24 octobre 6 24 /10 /Oct 09:43
La hausse des taux des emprunts d'état, entamée à partir du point bas de la crise en février-mars, semble marquer le pas dès l'été :



Normalement, une reprise de l'économie est précédée ou accompagnée d'une hausse des taux. Ce pourrait donc être un signe de défiance envers la reprise en cours. A l'opposé, cela permet aux états de financer leurs dettes à moindre coup.

Les spreads de crédits entre les états de la zone euro restent quant à eux très élevés :

Il semblerait que la crise va influencer durablement les écarts de taux entre les pays. La note AAA de la France ne vaut plus la note AAA de l'Allemagne aux yeux des opérateurs de marché ...
Par Fabien Pot - Publié dans : taux
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Dimanche 23 août 7 23 /08 /Août 15:04
Les taux long auquels les états européens empruntent ont augmenté en juillet :


Cela correspond à une moindre attractivité des emprunts d'état. Je vois trois explications possibles :
  • la conjoncture est plus porteuse, les investisseurs se reportent vers des véhicules plus risqués et plus rémunerateurs.
  • Les états emettent beaucoup de titres de dette pour financer leurs déficits, ce qui déséquilibre l'offre au profit de la demande.
  • Les emprunts d'état sont vu comme moins sûr, et donc leur rendement augmente pour rémunérer le risque.
Les spreads de credits s'effondrent, ce qui indique très probablement un retour de la confiance du marché dans la capacité des états les plus endettés à honorer leurs engagements (ce qui invalide d'ailleurs ma troisième hypothèse un peu plus haut) :


L'analyse des taux des emprunts d'état en juin donne donc le sentiment que les investisseurs croient à la fin de la crise et au retour de la croissance.

Je reste quand à moi plus pessimiste, et je crois qu'il y a encore bien des problèmes à régler avant de pouvoir repartir de l'avant.
Par Fabien Pot - Publié dans : taux
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Mardi 21 juillet 2 21 /07 /Juil 21:33
La Banque Centrale Européenne publie les taux d'intérêt à long terme pour tous les pays de l'Union.

Ce taux represente en quelque sorte le prix auquel les différents états pourront financer leur déficits. Il varie selon plusieurs paramètres, par exemple les taux directeurs des banques centrales, la valeur relative des monnaies, l'appetance au risque, etc ..

Ci-dessous, une comparaison entre trois grands pays européens :


On voit que les taux ont fortement baissés pendant la phase extrème de la crise (T4 2008). En effet, en période forte incertitude, les emprunts d'état sont une valeur refuge. Tout le monde en achète, ce qui fait baisser leur rendement.

Les taux progressent à nouveau depuis le T2 2009, ce qui peut selon les interprétations se traduire par un plus grand optimisme sur les marchés, ou par une inquiétude sur la capacité des états à rembourser leurs dettes.

Mais le principal enseignement de ce graphique, c'est l'écartement des taux entre les pays depuis la crise. Cet ecartement est appelé spread de crédit.

Ci-dessous, les spreads de crédit de l'Italie, de l'Espagne et de la France par rapport à l'Allemagne :


Le spread de crédit mesure la différence de fiabilité de l'emetteur. Un emetteur trop endetté par exemple risque plus de faire faillite, et donc de ne pas rembourser ses dettes, qu'un emetteur faiblement endetté.

L'Allemagne est généralement considéré comme l'emetteur le plus fiable en Europe. Jusqu'en 2007, le spread est presque constant, et très faible pour la France et l'Espagne. Le spread est un peu supérieur pour l'Italie, à cause de son endettement très fort (> 100% du PIB).

 Avec la crise, les marchés s'inquiètent de la capacité de remboursement de pays qui laissent filer leurs déficits, comme la France ou l'Espagne, d'où une explosion des spreads. La situation s'est un peu calmée au T2, mais les spreads restent beaucoup plus fort qu'avant la crise, ce qui traduit un manque de confiance envers ces états.

Pourquoi est-ce important ? Tout simplement parceque plus le crédit est cher, plus le pays va devoir débourser pour financer sa dette. Ainsi, le remboursement des intérêts de la dette représentait déjà plus de 44 milliards d'euros pour la France en 2008, soit 15% du budget de l'état. Et la situation devrait considérablement se détériorer en 2009...

Par eco-france - Publié dans : taux
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