L'indice des prix à la consommation stagne en octobre

Publié le par Fabien Pot

L'indice des prix à consommation augment de 0,1% par rapport à septembre, et baisse de 0,2% sur un an.




Les prix sont entrés dans une phase de stagnation.

Les banques centrales ont pour principal objectif de maîtriser l'inflation. Si cet objectif est atteint (comme c'est le cas aujourd'hui), alors elles peuvent baisser les taux à des niveaux extrèmement bas (0,3% aux US, 1% en Europe), dans le but de stimuler l'économie.

Pourtant, l'inflation n'est pas le seul danger qui guette lorsque les banques injectent massivement des liquidités à taux réduit. Si dans une économie en plein boom comme l'était celle de l'occident d'après guerre, l'excés de liquidité se transformait en hausse de salaire et donc en inflation, ce n'est plus le cas au XXIème siècle. Le chômage de masse est passé par là.

Ainsi les liquidités vont se tourner vers d'autres destinations. Les banques vont spéculer sur différents marchés (obligations, actions, matières premières) et les ménages vont s'endetter toujours plus (crédit immobilier, crédit à la consommation). Le résultat final est la formation de gigantesques bulles que nous voyons exploser les unes après les autres depuis une dizaine d'années (bulle tech, bulle immo, bulle des matières premières, bulle du crédit).

La pire des bulles est probablement celle qui se prépare en ce moment : c'est la bulle de la dette des états (les US sont à 12 000 milliards de dollars ...).

Il me parait donc évident que les statuts des banques centrales devraient évoluer, et leur mission première devrait être la lutte contre la formation de bulles dûes à l'excés de liquidités. Si c'était le cas, elles ne pourraient pas maintenir aujourd'hui leurs taux à ce niveau.

Publié dans inflation-déflation

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BA 25/11/2009 15:02


Mercredi 25 novembre 2009, l'interview de Dominique Strauss-Kahn dans Le Figaro nous confirme une chose : les grandes banques privées nous présentent des bilans mensongers.

« Le Figaro : Quel est aujourd'hui le niveau des pertes non reconnues des banques ?

Dominique Strauss-Kahn : Il reste d'importantes pertes non dévoilées : 50 % sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu'aux États-Unis. Je le redis :
l'histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu'il n'y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques. »

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/24/04016-20091124ARTFIG00576-strauss-kahn-il-faut-revoir-notre-modele-de-croissance-.php

Les banquiers mentent sur l'état réel de leur banque.

Les banquiers expliquent qu'ils possèdent des soi-disant " actifs ", alors que la moitié de ces " actifs " sont en réalité des actifs pourris.

En clair : 50 % de ces soi-disant " actifs " ont en réalité une valeur égale à zéro.


ICI...Surprises pour toi..... petit curieux que tu es..............!!! 21/11/2009 18:11


Interessant cette courbe...
bvon week
lorent