Samedi 7 novembre 2009
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15:08
Le déficit du budget de l'état continue à se creuser
à 117 milliards d'euros
au mois de septembre :
NB: Je n'ai pas inclu le "solde des comptes spéciaux" (-31,5 milliards) dans le calcul. D'une part je ne suis pas bien sûr de comprendre de quoi il s'agit, et d'autre part ce solde semble
toujours revenir autour de 0 en fin d'année (en tout cas jusqu'ici !). Si quelqu'un s'y connait en comptabilité publique, je serais heureux d'avoir plus d'informations là-dessus.
L'histoire est toujours la même, les recettes plongent, et les dépenses progressent :
Dans la partie recette, c'est toujours l'impôt sur les sociétés qui est le plus touché (-72%). L'impôt le plus important, la TVA, passe de 97.7 à 85.5 milliards d'euros (-12,5%). Enfin, l'impôt sur
le revenu, qui avait plutôt bien tenu le coup jusqu'à l'été, décroche à son tour (-12,5%) avec les ajustements du troisième tiers.
Si les dépenses se tiennent plus ou moins, c'est surtout grâce à baisse de la charge de la dette de 31,1 à 24,1 milliards (-22%), grâce à la baisse des taux. Les dépenses de personnel restent
également maîtrisées (-0,4%). Par contre, tous les autres postes explosent de +10% à +23% (fonctionnement, intervention, investissement ...).
D'autre part, l'état a revu
ses
prévisions de dette et de déficit :
La prévision de dette est revue en baisse en 2009, à 76,1% du PIB, grâce à l'effet de la baisse des taux et d'une récession moins forte qu'anticipée avant l'été. Par contre, l'état revoit sa
prévision en hausse à horizon 2011 avec une dette à 87,6% du PIB (86% avant l'été), conséquence d'un déficit budgetaire en roue libre.
Les prévisions de déficits publiques sont revues en hausse, de -7,3% du PIB en 2009 avant l'été à
-8,3% aujourd'hui, de -7,3% en 2010 à
-8,2%, et de -6,3% en 2011 à
-7,7%.
La reprise ne s'accompagne pour l'instant d'aucune amélioration des finances publiques, bien au contraire ...