Commerce Exterieur de la France au 1er trimestre 2011

Publié le par Fabien Pot

En avril, le solde du commerce extérieur présente un déficit record de 7,1 milliards d'euros.

 

Sur une longue période, l'économie française est de plus en plus ouverte à l'extérieur. Alors que les échanges avec l'étranger représentaient moins de 15% de la production en 1980, ils comptent desormais pour 29% du PIB en ce qui concerne les importations, et 27% en ce qui concerne les exportations :

Import-export-T1-2011.PNG

 

Indépendamment du choc qu'a representé la crise de 2009, le solde du commerce exterieur se dégrade inexorablement depuis son plus haut de 1997 :

solde-T1-2011-copie-1.PNG

 

Mon hypothèse est que le commerce exterieur fonctionne un peu comme un indicateur relatif inversé de l'endettement des ménages. En effet, dans les années 90, la France a connu une longue période de déprime. Les Français se sont moins endéttés que leurs voisins, anglo-saxons par exemple, et ont donc moins importé et plus exporté. Au contraire, à partir de 1998, la croissance du crédit immobilier a injecté d'immenses quantités de liquidités dans l'économie, poussant les importations à un rythme supérieur aux exportations (c'est encore le cas aujourd'hui).

Publié dans PIB

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TheCat 27/07/2011 23:04


On attends avec impatience vos prochains graphiques!

Et encore merci pour tout le travail déjà accompli jusqu’à maintenant qui est véritablement formidable.


Fabien Pot 31/07/2011 22:08



Oui, j'ai un peu de mal à gérer l'arrivée du petit deuxième ...


Je vais essayer de mettre à jour quelques graphes cette quinzaine.



noname 11/07/2011 20:45


L'inéluctable défaut de paiement, perspective peu réjouissante. Plus branché sciences que finance, je me dit que cela pourrait au moins avoir le mérite de soulager l'indice carbone planétaire, du
moins européen ? Il est parfois nécessaire de repartir en arrière pour mieux aller de l'avant...


tituan 07/07/2011 16:45


Un peu ignare en économie, une question me vient à l'ésprit suite à l'un de vos commentaires " à partir de 1998, la croissance du crédit immobilier a injecté d'immenses quantités de liquidités dans
l'économie".
Vous voulez dire alors que lorsque qu'un particulier s'engage à travailler et créer des richesses pendant 20 ans pour rembourser son crédit immobiier, les 200000 euros qu'il a emprunté sont en fait
injecté immédiatement dans l'économie, alors que la richesse qu'il s'engage à produire pour les faire valoir n'existe pas encore????
Pas étonnant alors qu'il y ait eu autant d'inflation dans l'immobilier ces dernières années, puisqu'il y a alors plus de liquidités en circulation qu'il n'y a de richesse réelle en regard. Personne
donc n'est chargé de veiller à cela????????


Fabien Pot 07/07/2011 21:15



si, la Banque Centrale, par le biais des taux directeurs, et le gouvernement, par la legislation plus au moins favorable qui'il façonne par rapport à l'acte d'achat immobilier.


Les taux directeurs sont à 1,5%, quant au gouvernement ... Inutile de rappeller les scelliers, prêt à taux zeros, et autres crédits d'impôt.


La question qui vient ensuite, c'est pourquoi ? Je pense que c'est un manque de vision à long terme, et une peur d'affronter les vrais problèmes aujourd'hui. On préfère donc repousser à demain.


C'est ce qui s'est passé en Grèce jusqu'à l'explosion. Et ça continue d'une autre façon, puisque l'Europe repousse sans cesse l'ineductable défaut de paiement.



Nam 28/06/2011 13:59


Quid de la poule et de l'oeuf? Ne serait-ce pas la baisse de compétitivité qui a encouragé le recours à l'endettement avec pour conséquence une bulle immobilière?


faram 14/06/2011 16:30


Bonjour
A propos de l'euro, le problème n'est pas son niveau, mais l'ajustement de chaque économie vis à vis des autres.

Ajustement autrefois possible par la variation des monnaies entre elles. Entre "zone économique optimale".

La supercherie des eurocrates est d'avoir promis cette convergence des économies; Ils l'ont si bien vendue que nous avons dit oui...

Mais elle ne s'est pas faite.