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Lundi 13 juin 1 13 /06 /Juin 17:12

En avril, le solde du commerce extérieur présente un déficit record de 7,1 milliards d'euros.

 

Sur une longue période, l'économie française est de plus en plus ouverte à l'extérieur. Alors que les échanges avec l'étranger représentaient moins de 15% de la production en 1980, ils comptent desormais pour 29% du PIB en ce qui concerne les importations, et 27% en ce qui concerne les exportations :

Import-export-T1-2011.PNG

 

Indépendamment du choc qu'a representé la crise de 2009, le solde du commerce exterieur se dégrade inexorablement depuis son plus haut de 1997 :

solde-T1-2011-copie-1.PNG

 

Mon hypothèse est que le commerce exterieur fonctionne un peu comme un indicateur relatif inversé de l'endettement des ménages. En effet, dans les années 90, la France a connu une longue période de déprime. Les Français se sont moins endéttés que leurs voisins, anglo-saxons par exemple, et ont donc moins importé et plus exporté. Au contraire, à partir de 1998, la croissance du crédit immobilier a injecté d'immenses quantités de liquidités dans l'économie, poussant les importations à un rythme supérieur aux exportations (c'est encore le cas aujourd'hui).

Par Fabien Pot - Publié dans : PIB
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Commentaires

Le décrochage assez net à partir de 2002 est à mon sens assez largemet dû à l'euro. La nouveauté, due à l'euro, c'est que la crise n'entraîne pas de rééquilibrage des échanges.
Commentaire n°1 posté par prb le 13/06/2011 à 22h35

Je sais que l'argument de la force de l'Euro à la côte.

Cependant, il ne faudrait pas oublier que :

  • La France réalise les 2/3 de son commerce exterieur avec des pays de la zone euros
  • L'Allemagne a l'un des 3 excédents commercials mondiaux les plus importants, avec la Chine et le Japon, et ce quelque soit la valeur de l'euro
  • Entre 1998 et 2002, la valeur du franc (puis de l'euro) a baissé, et pourtant notre excédent commercial a baissé aussi
  • Entre 2002 et 2009 le dollar US n'a fait que baissé, mais le déficit commercial US n'a fait que se creuser

Tout ça me fait dire qu'il faut chercher la vérité ailleurs que dans la force relative des monnaies...

Réponse de Fabien Pot le 14/06/2011 à 07h40
Bonjour
A propos de l'euro, le problème n'est pas son niveau, mais l'ajustement de chaque économie vis à vis des autres.

Ajustement autrefois possible par la variation des monnaies entre elles. Entre "zone économique optimale".

La supercherie des eurocrates est d'avoir promis cette convergence des économies; Ils l'ont si bien vendue que nous avons dit oui...

Mais elle ne s'est pas faite.
Commentaire n°2 posté par faram le 14/06/2011 à 16h30
Quid de la poule et de l'oeuf? Ne serait-ce pas la baisse de compétitivité qui a encouragé le recours à l'endettement avec pour conséquence une bulle immobilière?
Commentaire n°3 posté par Nam le 28/06/2011 à 13h59
Un peu ignare en économie, une question me vient à l'ésprit suite à l'un de vos commentaires " à partir de 1998, la croissance du crédit immobilier a injecté d'immenses quantités de liquidités dans l'économie".
Vous voulez dire alors que lorsque qu'un particulier s'engage à travailler et créer des richesses pendant 20 ans pour rembourser son crédit immobiier, les 200000 euros qu'il a emprunté sont en fait injecté immédiatement dans l'économie, alors que la richesse qu'il s'engage à produire pour les faire valoir n'existe pas encore????
Pas étonnant alors qu'il y ait eu autant d'inflation dans l'immobilier ces dernières années, puisqu'il y a alors plus de liquidités en circulation qu'il n'y a de richesse réelle en regard. Personne donc n'est chargé de veiller à cela????????
Commentaire n°4 posté par tituan le 07/07/2011 à 16h45

si, la Banque Centrale, par le biais des taux directeurs, et le gouvernement, par la legislation plus au moins favorable qui'il façonne par rapport à l'acte d'achat immobilier.

Les taux directeurs sont à 1,5%, quant au gouvernement ... Inutile de rappeller les scelliers, prêt à taux zeros, et autres crédits d'impôt.

La question qui vient ensuite, c'est pourquoi ? Je pense que c'est un manque de vision à long terme, et une peur d'affronter les vrais problèmes aujourd'hui. On préfère donc repousser à demain.

C'est ce qui s'est passé en Grèce jusqu'à l'explosion. Et ça continue d'une autre façon, puisque l'Europe repousse sans cesse l'ineductable défaut de paiement.

Réponse de Fabien Pot le 07/07/2011 à 21h15
L'inéluctable défaut de paiement, perspective peu réjouissante. Plus branché sciences que finance, je me dit que cela pourrait au moins avoir le mérite de soulager l'indice carbone planétaire, du moins européen ? Il est parfois nécessaire de repartir en arrière pour mieux aller de l'avant...
Commentaire n°5 posté par noname le 11/07/2011 à 20h45
On attends avec impatience vos prochains graphiques!

Et encore merci pour tout le travail déjà accompli jusqu’à maintenant qui est véritablement formidable.
Commentaire n°6 posté par TheCat le 27/07/2011 à 23h04

Oui, j'ai un peu de mal à gérer l'arrivée du petit deuxième ...

Je vais essayer de mettre à jour quelques graphes cette quinzaine.

Réponse de Fabien Pot le 31/07/2011 à 22h08

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