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La baisse des mises en chantier se poursuit en novembre, que ce soit pour les logements ou pour les bâtiments non résidentiels.
Sur un an, ce sont 332 600 logements qui ont été commencés, contre 357 900 en 2008, et surtout 426 400 en 2007 :
Les aides sont pourtant nombreuses pour soutenir la construction, mais elles ne peuvent se substituer à l'emballement du crédit des années 2000, surtout à des niveaux de prix qui restent
decorrellés de la réalité économique.
Le secteur industriel continue d'être très touché par la crise. 5,3 millions de m2 ont été mis en chantier sur un an, contre 7,6 millions de m2 en 2008 et 8,7 millions de m2 en 2007 :
Le début de rebond observé pour les surfaces commerciales en septembre n'a pas fait long feu, et on redescend à nouveau vers les 4 millions de m2 (4,7 millions de m2 en 2007) :
La construction de bureaux est également toujours orientée à la baisse, avec seulement 3,5 millions de m2 commencés sur un an, contre 4,5 millions de m2 en 2007 :
Il est interessant de noter le décallage entre le nombre de permis de construire, au sommet pour les bureaux et les commerces, et le nombre de chantiers effectivement commencés. Cela viendrait-il
d'un decallage entre la perception de la crise (ça ne va pas si mal, on peut lancer des projets) et la réalité de la crise (en fait, il est très dur de boucler le financement)
?
En conclusion, la construction ne donne aucun de signe de reprise. C'est logique, pour deux raisons :
- les acteurs privés, ménages et entreprises, doivent se désendetter après une décennie d'excés. Ils n'ont donc pas les moyens d'investir dans l'immobilier.
- les prix sont deconnectés de la réalité économique, et leur correction est très lente (voir la petite hausse du prix des logements au troisième trimestre).
Ces deux facteurs devraient perdurer au moins sur toute l'année 2010, et le secteur, grand pourvoyeur d'emplois, continuer de souffrir.